les romains

La fondation de Rome (-753) [modifier]

Énée portant Anchise, œnochoé à figures noires, vers 520-510 av. J.-C., musée du Louvre (F 118)

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Énée portant Anchise, œnochoé à figures noires, vers 520-510 av. J.-C., musée du Louvre (F 118)

Les peuples dans la péninsule italienne au début de l'âge du fer ██ Ligures ██ Vénètes ██ Étrusques ██ Picènes ██ Ombriens ██ Latins ██ Osques ██ Messapes ██ Grecs

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Les peuples dans la péninsule italienne au début de l’âge du fer

██ Ligures

██ Vénètes

██ Étrusques

██ Picènes

██ Ombriens

██ Latins

██ Osques

██ Messapes

██ Grecs

15px-Searchtool-80%25 Article détaillé : Fondation de Rome.

La ville de Rome est située au centre de la péninsule italienne, dans le sud-ouest de l’Europe et au nord du bassin méditerranéen. Le site même de la ville, avec ses sept collines et un espace marécageux au bord du Tibre, dans la plaine du Latium, est propice aux échanges commerciaux.

Les recherches archéologiques ont permis de trouver sur le mont Palatin, des cabanes de bergers datant du milieu de VIIIe siècle av. J.-C., ce qui correspond à la date légendaire de la naissance de Rome. Les vestiges trouvés montrent qu’à partir de ce moment, la cité connaît un développement continu.

La légende [modifier]

La naissance de Rome est évoquée dans des récits légendaires racontés par Virgile et Tite-Live, entre autres. Dans L’Énéide, long poème à la gloire de l’empereur Auguste, Virgile raconte les aventures du troyen Énée, fils de Vénus. Celui-ci parvient à s’enfuir de Troie quand celle-ci est saccagée par les Achéens avec son fils Ascagne (ou Iule), un groupe de Troyens et en portant son père Anchise sur ses épaules.[1] Après de nombreuses aventures[1][2] et des amours contrariées avec Didon, la reine de Carthage[3], il débarque dans le Latium où il fonde la ville de Lavinium[4][5][6]. Son fils Ascagne fonde Albe-la-Longue[7][8]. Cette légende permet de donner à Jules César et son héritier Auguste une origine divine puisqu’ils se présentent comme les descendants d’Ascagne (Iule).

Selon la légende, Rome est fondée par Romulus et Rémus, qui, dans leur enfance, auraient été nourris par une louve.

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Selon la légende, Rome est fondée par Romulus et Rémus, qui, dans leur enfance, auraient été nourris par une louve.

Après Ascagne, douze rois se succèdent à Albe[9]. Le treizième Numitor est détrôné par son frère Amulius[7][9]. Pour écarter tout futur rival, celui-ci fait de sa nièce, Rhéa Silvia, une vestale, c’est-à-dire une prêtresse de Vesta ayant l’obligation de rester vierge[7]. Mais le dieu Mars tombe amoureux d’elle et de leur union naissent deux jumeaux, Romulus et Rémus. La jeune vestale est emmurée vivante et ses fils sont exposés sur le Tibre (selon Denys d’Halicarnasse[10] de nombreuses versions existent, tout aussi bien sur le viol que sur la peine infligée). Ils sont d’abord recueillis par une louve[11] qui les allaite puis par un couple de bergers qui les élève[12][13].

Devenus adultes, ils restaurent le trône de leur grand-père Numitor[9][14] et décident de fonder une nouvelle ville[15]. Ils s’en remettent aux auspices pour savoir lequel d’entre eux régnera sur la ville, mais une dispute éclate entre les deux frères. Au cours de la bagarre, Romulus tue Remus[16][17][18]. Cette légende a pris sa forme définitive à la fin du IVe siècle av. J.-C. selon la tradition, la fondation de Rome remonte à 753 av. J.-C. Les Romains comptent les années à partir de la date supposée de la naissance de leur cité (Ab Urbe condita).

La Royauté (-753 à -509) [modifier]

509 av. J.-C. : la monarchie romaine à son apogée, correspondant aussi au territoire du début de la République romaine

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509 av. J.-C. : la monarchie romaine à son apogée, correspondant aussi au territoire du début de la République romaine

15px-Searchtool-80%25 Article détaillé : Monarchie romaine.

Les recherches archéologiques montrent que la petite cité subit la domination étrusque pendant plus de deux cents ans. La tradition romaine racontée par Tite-Live prétend qu’après la mort de Romulus, fondateur du sénat romain[19], trois rois latins puis trois rois étrusques gouvernent la petite cité : Numa Pompilius (715-673)[20] Tullus Hostilius (672-640)[21] Ancus Marcius (640-616)[22] Tarquin l’Ancien (616-575)[23] Servius Tullius (575-535)[24] Tarquin le Superbe (535-509)[25]. Ce sont les Étrusques qui font de Rome une véritable ville vers 600 av. J.-C.[26][27], en la dotant d’une muraille[26][28] (Mur de Servius Tullius), en asséchant le champ de Mars qui était jusqu’alors une zone marécageuse[26], en construisant des égouts[26] (Cloaca maxima) et en bâtissant le sanctuaire du Capitole[26][29] : le temple de Jupiter Capitolin Optimus Maximus.

Tarquin le Superbe est le dernier roi de Rome[30]. Il est présenté par la tradition comme un souverain tyrannique et autoritaire[31]. La légende raconte que son fils, Sextus Tarquin, viole une riche romaine,[32]Lucrèce, qui se suicide[33]. Son mari Brutus ameute la foule qui chasse le tyran et instaure la République[34][35]. Les Romains situent cet événement en 509 av. J.-C., ce qui correspond à la date de la dédicace du temple de Jupiter Capitolin[36]. Il semble cependant que la République a été instaurée plus tard entre 480 et 470 av. J.-C.[37]. Malgré quelques emprunts à la civilisation étrusque, celle-ci a peu marqué la culture romaine[38].

La société et les institutions de la monarchie romaine [modifier]

Le fondement de la société romaine de l’époque royale est constitué par les gentes, ensemble des familles possédant, ou prétendant posséder, le même ancêtre commun. À la tête de chaque famille, on retrouve le paterfamilias qui a un pouvoir absolu sur chaque membre de sa famille.

Les citoyens sont organisés en tribus par Romulus (les Tities, les Ramnes et les Luceres)[39], elles-mêmes divisées en 10 curies, avec à sa tête un curio[40]. Tous les membres d’une curie sont unis par des cultes et des sacrifices pratiqués en commun. Chaque curie fournit cent fantassins, soit une centurie[39], et chaque tribu cent cavaliers. Les curies sont elles-mêmes divisées en dix parties, mené par un decurio[40]. Romulus divisa en trente parties égales le territoire romain et chaque curie en reçut une partie. Une partie de la ville de Rome fut réservée à l’édification des temples et sanctuaires et à l’usage public[40] (Ager publicus).

Les comices curiates sont l’assemblée des curies, la plus ancienne assemblée politique de Rome, convoquées et présidées par le roi. Cette assemblée choisit les magistrats, ratifie les lois, et décident de la guerre quand le roi fait appel à leur décision.[41]

Le Sénat serait une invention de Romulus[19][42], comprenant à l’origine cent membres, pour parvenir à trois cents avec l’extension du territoire de Rome. Il rassemble les patres des familles plus influentes. Le Sénat joue un rôle clé lors de interrègne[43], lorsqu’il faut nommer un nouveau roi. Ce dernier n’a pas obligation de consulter le Sénat, mais ne pas le faire est agir en tyran, tel Tarquin le Superbe[31].

Romulus distingua les citoyens de rang supérieur, les patriciens, qui devaient l’aider à gérer la ville naissante (en occupant les fonctions de prêtres et magistrats), et plaça le reste du peuple sous leurs responsabilités, chaque patricien devant protéger ceux dont il est responsable : ses clients[44].

Le roi a le pouvoir absolu[45]. Il serait élu par l’assemblée du peuple, et ce choix serait ratifié par le Sénat[43]. L’origine étrangère des derniers rois de Rome, étrusques et corinthiens, montre l’ouverture déjà remarquable de l’aristocratie romaine sur une vaste zone du monde méditerranéen.

La République romaine (-509 à -27) [modifier]

Vue romantique de Rome, avec le Tibre, le mur servien et le pont Sublicius, dominé par le Capitole et le temple dédié à la triade de Jupiter, Junon et Minerve

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Vue romantique de Rome, avec le Tibre, le mur servien et le pont Sublicius, dominé par le Capitole et le temple dédié à la triade de Jupiter, Junon et Minerve

15px-Searchtool-80%25 Articles détaillés : République romaine et Chronologie de la République romaine.

Le mot république vient du latin res publica, ce qui signifie « la chose publique ». Gouverner la cité est donc une affaire publique et collective. La devise de la république est Senatus Populusque Romanus, le sénat et le peuple romain. Elle symbolise l’union du Sénat romain, où siègent à l’origine les familles patriciennes, et de l’ensemble des citoyens romains.

En effet, les Romains sont divisés en deux groupes, les patriciens et les plébéiens.

Les plébéiens forment la masse des artisans et paysans. Ils vivent en dehors de l’organisation patricienne et n’honorent aucun ancêtre particulier.

Les patriciens sont souvent propriétaires de vastes domaines cultivés. Ils appartiennent à de célèbres familles, les gentes. Chaque gens a ses propres cultes dont celui des ancêtres et ses traditions. Elle comprend un nombre plus ou moins grand de clients qui doivent obéissance à leur « patron » et reçoivent en échange aide et assistance en cas de besoin.

Cette aristocratie, après l’avènement République, finit peu à peu par perdre ses privilèges au profit de la nobilitas. Elle s’acquiert sous l’Empire comme sous la République par la naissance, soit dans une lignée patricienne, soit pour les plébéiens, dans une famille ayant au moins un consul dans ses ancêtres[46]. La nobilitas est très attachée à ses symboles. Les portraits d’ancêtres sont conservés dans l’atrium et font partie du cortège lors des funérailles. Les ancêtres reçoivent des éloges publics des ancêtres. Ceci permet à l’individu de montrer à la fois sa propre noblesse et son appartenance à un groupe privilégié[47].

Les débuts de la République [modifier]

L’histoire des débuts de la république est très obscure : en dehors des découvertes archéologiques, qui ne permettent qu’exceptionnellement une narration des évènements, nous ne possédons pas de sources contemporaines de cette période. On ne peut donc en écrire l’histoire qu’à partir des récits historiques qu’en ont donné les Romains eux-mêmes, récits souvent imprécis, parfois contradictoires, où la légende et la réécriture à des fins politiques se mêlent au souvenir des évènements les plus anciens.

Avènement de la République et lutte contre les Tarquins [modifier]

La tradition fait de Lucius Junius Brutus, le neveu du dernier roi Tarquin le Superbe, le fondateur légendaire de la République romaine, en 509 av. J.-C.[48][49] Les Tarquins soulevèrent les villes étrusques de Véies et Tarquinii contre la république naissante qui les vainquit[50]. Porsenna, roi étrusque de Clusium prend Rome pour rétablir Tarquin[51][52], mais renonce devant l’obstination des Romains[53]. Le tyran se réfugia à Tusculum où il poussa son gendre Octavius Mamilius à la guerre. Allié des latins[54], il mena l’ultime combat contre Rome au lac Régille où il fut vaincu[55], il meurt quelques années plus tard à Cumes où il fit de son hôte, le tyran Aristodème, son héritier[56].

La lutte plèbe/patriciat du Ve siècle av. J.-C. [modifier]

15px-Searchtool-80%25 Articles détaillés : Plèbe et Tribun de la plèbe.

La plèbe naît de la sécession de 495 av. J.-C., lorsqu’une partie du corps civique quitte la ville de Rome, alors que la convocation par les consuls était imminente pour faire face à une guerre étrangère, et refuse de revenir malgré les prières des patriciens. Elle est écrasée de dettes[57][58] et lutte contre l’arbitraire de la constitution romaine de 509 av. J.-C. : au départ la plèbe n’a aucun droit, toutes les magistratures sont réservées aux patriciens.

Sur des promesses du Sénat, la plèbe accepte de retourner sous les bannières[59] et Rome fait face à trois ennemis[60], mais la lutte reprend sitôt la guerre terminée, et le Sénat refuse de céder, à l’image de d’Appius Claudius Sabinus[61]. Après quelques soubresauts, la plèbe se retirant sur l’Aventin,[62], ils obtiennent la création des tribuns de la plèbe, chargés de défendre leurs intérêts[63]. Ils peuvent s’opposer à n’importe quelle loi proposée par les autres magistrats. C’est l’intercessio.

Plusieurs mutineries secouent l’armée romaine[64], l’agitation est forte dans les rues de Rome, et la République doit faire face à une multitude d’ennemis. Petit à petit, les tribuns de la plèbe gagnent du pouvoir[65].

Puis ils réclament la mise par écrit des lois[66], afin de connaître les pouvoirs consulaires, et que l’organisation juridique (notamment le ius matrimonium) profite à tous. Ainsi une commission extraordinaire, les Décemvirs[67], fut établie pour rédiger ces lois : la Loi des XII Tables, publiée sur le Forum Romanum en 450 av. J.-C.[68]. Mais la plèbe doit lutter et forcer la démission des Décemvirs[69][70], avant que le calme ne revienne à Rome.[71]

Les tribuns de la plèbe proposent l’élection de consuls plébéiens en 445 av. J.-C.[72], menant à la création des tribuns militaires à pouvoir consulaire[73], charge accessible aux plébéiens, qui devient de plus en plus fréquente[74]. Peu à peu la plèbe obtient l’accès à toutes les magistratures (la Questure en 421 av. J.-C.[75], les premiers questeurs plébéiens furent élus en 409 av. J.-C.[76] ; premier consul plébéien en 366 av. J.-C.[77], premier dictateur plébéien en 356 av. J.-C.[78], premier censeur plébéien en 350 av. J.-C.[79]). Cependant la plupart des magistrats sont toujours des patriciens.

Durant toute cette période, la République romaine fait face à une multitude d’ennemis, et est sans cesse en guerre contre des peuples italiques, en ayant souvent recours à l’élection d’un dictateur pour faire face aux menaces extérieures, et est plusieurs fois proche de la catastrophe.[80]

Les institutions de la République romaine [modifier]

15px-Searchtool-80%25 Articles détaillés : Institutions de la République romaine, Cursus honorum et Comices.

Les citoyens romains sont regroupés au sein d’assemblées appelées comices : les comices tributes et les comices centuriates, créées selon la tradition par Servius Tullius[81].

Dans cette dernière, ils sont divisés en 193 centuries distribuées en 5 classes censitaires, selon la fortune des citoyens[82]. Il y a 18 centuries équestres regroupant les citoyens les plus riches et 80 centuries pour les citoyens de première classe (plus de 100 000 sesterces de fortune), ce qui donne 98 centuries pour les riches propriétaires, la majorité absolue. Chaque centurie est une unité de vote et le vote commence par les centuries les plus riches. Dés que la majorité est atteinte, le vote s’arrête[82]. Il suffit que la classe équestre et la première classe s’entendent et les citoyens les moins fortunés ne votent jamais. La République romaine est donc en fait une oligarchie qui écarte les plus pauvres des affaires publiques. Les comices centuriates élisent en effet les magistrats supérieurs, les consuls, les censeurs puis les préteurs, et décident des déclarations de guerre à partir du milieu du Ve siècle av. J.-C.

Dans les comices tributes, les citoyens sont répartis en tribus territoriales : quatre urbaines et dix rurales, à l’origine sous Servius Tullius[82], jusqu’à 31 rurales en 241 av. J.-C., qui constituent autant d’unités de vote. Elles élisent les magistratures inférieures, les édiles et les questeurs et surtout les tribuns de la plèbe. Elles ratifient les traités de paix et votent de nombreuses lois. Les propriétaires fonciers sont inscrits dans la tribu où ils résident, une des tribus rustiques, les non-propriétaires, les négociants et artisans, dans une des tribus de Rome. Les 4 tribus urbaines sont surpeuplés, et les voix des non-propriétaires n’ont donc que peu d’importances face aux voix des propriétaires, les plus riches, qui sont répartis dans 10 à 31 tribus (selon les époques), qui sont beaucoup moins bien garnis, donnant à chaque membre un vote plus important, d’autant plus que les affranchis sont eux aussi enregistrés dans les tribus urbaines.

Les comices tributes se réunissent sur le Forum Romanum tandis que les comices curiates (ayant une importance surtout durant la royauté) et centuriates se réunissent sur le Champ de Mars, à l’extérieur de l’enceinte sacrée (pomerium) de la capitale romaine.

Le sénat est une institution royale (créé par Romulus[19]). Il regroupait à l’origine les chefs de familles patriciennes. Avec la République, il regroupe d’abord les magistrats supérieurs sortis de leur charge puis peu à peu tous les magistrats. La liste des sénateurs, l’album, est remise à jour tous les lustres (cinq ans) par les censeurs. Ceux-ci peuvent y inscrire des particuliers pour hauts faits d’armes mais cela reste exceptionnel. Le sénat donne son avis sur les lois proposées par les magistrats. Cet avis s’appelle un Senatus consulte. Les anciens consuls votent en premier puis les anciens préteurs. L’autorité morale du sénat, l’auctoritas, est considérable. Ses avis sont toujours suivis par les magistrats. Aidé par les questeurs, le sénat gère le trésor public. Il dirige les affaires étrangères et la guerre avec les consuls. Il s’occupe aussi de la religion civique.

Toutes les magistratures sont collégiales. Chaque magistrat peut s’opposer à ses collègues (l’intercessio) et à tout magistrat qui lui est inférieur et même éventuellement sanctionner celui-ci. Toutes les magistratures durent un an. Les magistrats les plus importants sont les consuls qui dirigent la cité et l’armée. Mais pour pouvoir se présenter au consulat, il faut avoir gravi la carrière des honneurs, le cursus honorum (ne fut formalisé que par la lex Villia Annalis en 180 av. J.-C.), c’est-à-dire avoir été élu précédemment à toutes les magistratures inférieures dans un ordre précis : questure, édilité, préture. Après avoir occupé une charge, il faut attendre plusieurs années avant de pouvoir se présenter à la magistrature supérieure, ce qui fait qu’un homme politique ne peut pas briguer le consulat avant 40 ans au minimum. En cas de danger, les consuls peuvent choisir un dictateur qui possèdent les pleins pouvoirs pendant six mois.

La vie sous la République [modifier]

15px-Searchtool-80%25 Articles détaillés : Société romaine et Citoyenneté romaine.

Les Romains ont conservé longtemps des habitudes paysannes menant une vie dure et laborieuse. Au début de la République les petits propriétaires sont nombreux. Ce sont eux qui fournissent des troupes aux armées romaines.

Par la suite, même après des transformations considérables, l’idéal social, politique et culturel d’une cité composé d’agriculteurs autonomes à la vie frugale a toujours gardé une force importante. Le rappel à la simplicité, largement idéalisée, des ancêtres, à leur mœurs (mos maiorum) fut une constante de la vie politique et culturelle de Rome et constitue un cliché mobilisé par de nombreuses sources et de nombreux grands personnages de Rome.

Cela ne doit pas masquer cependant les profondes transformations qui ont touché la société romaine durant les cinq siècles d’existence de la République. Malgré l’existence d’une continuité culturelle importante, en particulier dans les domaines religieux et juridiques, dans la mobilisation d’un certain idéal social, entre -509 et 31 av. J.-C. c’est non seulement la vie et l’organisation de la société romaine qui change, mais aussi la définition même du « Romain ».

Si, au début de la République, les Romains sont les citoyens en nombre restreint d’une cité aristocratique ordinaire, les conquêtes, l’ouverture culturelle qu’elles entraînent et les changements sociaux qu’elles induisent, surtout après la seconde guerre punique, transforment énormément la société romaine. Non seulement, à la fin de la République, la ville de Rome est devenue une métropole immense rassemblant des centaines de milliers d’habitants, mais les Romains ont reçu les dividendes d’une conquête qui s’est étendue à toute la Méditerranée. Leur société en a été transformé : l’esclavage a pris une importance considérable, la vie économique s’est considérablement complexifiée, enrichie et intensifiée, les écarts sociaux se sont considérablement accrus et l’équilibre politique de l’aristocratie sénatorial a volé en éclat, malmené par les ambitions des plus grands généraux.

La fin de la République voit une place toujours plus grande accordée à la culture grecque hellénistique, bien différente de l’hellénisme archaïque et classique qui était présent à Rome dès l’époque royale, en même temps qu’une extension considérable de la romanité : lorsque la République cède la place à l’empire, tous les habitants libre de l’Italie sont devenus citoyens romains, et cette unification juridique s’accompagne d’une unification culturelle. La vie des Romains sous la République est donc marquée, par delà les continuités bien réelles, par une très forte diversité selon les périodes, les régions et les groupes sociaux.

Les Romains vivent dans une maison simple avec peu de meubles, la domus. On retrouve cette simplicité dans leur nourriture et dans leur tenue vestimentaire. Même la toge des patriciens n’est, au début de la république, qu’une pièce d’étoffe sans ornement.

La famille obéit au paterfamilias, qui a toute autorité sur sa femme et ses enfants. Mais peu à peu le droit de vie et de mort que le paterfamilias possédait sur sa famille disparaît. La matrone, vêtue d’une stola, s’occupe des affaires domestiques mais elle reste une mineure perpétuelle sous l’autorité de son époux ou de son fils ainé tant qu’elle reste au foyer c’est-à-dire soumise aux lares.

C’est d’abord au sein de la famille que se pratique la religion. Tous les jours et à tous les repas les Romains pratiquent des rites religieux devant le foyer dont les flammes (ignis) sont symboles de leur révérences envers les pénates qui veillent sur la régularité des approvisionnement, les lares qui protègent la maisonnée et le genius qui assure au paterfamilias et à la famille sa vitalité.

Les Romains pensent que de nombreuses divinités les assistent de la naissance à la mort dans leur maison. Les morts sont incinérés et leurs cendres sont placées dans une urne enterrée à même la terre ou placée dans un monument funéraire pour les plus riches. À leur anniversaire les défunts reçoivent des fleurs, de la nourriture, des boissons. L’obligation de rendre un culte aux défunts rend nécessaire le fait d’avoir des enfants ou d’en adopter. En effet les Romains croient que les morts négligés reviennent sur terre tracasser les vivants.

La religion sous la République [modifier]

15px-Searchtool-80%25 Articles détaillés : Religion romaine antique et Mythologie romaine.

La religion romaine antique est avant tout un polythéisme ritualiste. Elle ne possède pas un corps de doctrine ni une révélation spécifique, mais s’organise avant tout par la pratique. Ce sont les divers rituels, comme le sacrifice, qui instituent l’ordre du monde et les catégories pour le penser : dans la religion romaine, comme l’a souligné John Scheid, « faire c’est dire »[83]. Les rites sont donc transmis de la manière la plus scrupuleuse possible et la religion romaine est profondément traditionaliste. L’absence d’une doctrine unifiée, la séparation entre la conviction personnelle et l’exécution littérale du rituel, autorisent cependant des ouvertures et des transformations, en particulier l’accueil de nouvelles divinités, le syncrétisme avec d’autres mythologies, le développement de spéculations métaphysiques et philosophiques.

Les Romains sont un peuple très pieux et superstitieux. Ils honorent un très grand nombre de divinités. En dehors des divinités domestiques, ils vénèrent plusieurs grands dieux assimilés au panthéon de la mythologie grecque. Jupiter, équivalent latin de Zeus, est le roi des dieux. Il est le maitre de la foudre de la lumière et des serments. Il est associé à Minerve et Junon et forme la triade capitoline qui protège la cité.

Des abstractions sont divinisés comme Fortuna, Virtus ou Fides. Ainsi Abéona et Adeona apprennent aux petits enfants à aller et à venir, Iterducca et Doniducca à s’éloigner de la maison et à en revenir.

Pour des raisons politiques ou pratiques, les Romains n’hésitent pas à adopter les dieux des autres cités ou des autres peuples. Asclépios a été « adopté » pour lutter contre les fièvres des marais. L’exemple le plus célèbre est certainement celui de Junon la déesse tutélaire de la cité voisine de Veies. Lors de la conquête de cette ville, les Romains prétendent utiliser l’evocatio[84], pour inviter Junon à quitter son domicile et à venir à Rome où elle est accueillie avec honneur. Après leur victoire, Les Romains dressent un temple sur le Palatin. Certains dieux semblent proprement latins comme Janus, le dieu à deux visages, divinité des portes et des carrefours ou Flora qui préside à tout ce qui fleurit. Les Romains organisent leur calendrier pour n’oublier aucun dieu, de peur que ceux-ci ne leur nuisent.

Les Collèges de prêtres spécialisés de la religion romaine sont :

  • le collège des pontifes, présidé par le grand pontife (pontifex maximus), qui joue un rôle très important dans l’organisation de la religion ;
  • le collège des flamines, 3 majeurs et 12 mineurs, composés de prêtres romains voués au culte d’un seul dieu ;
  • le collège des vestales, composé de six membres, qui doivent veiller à ce que le feu de la cité ne s’éteigne jamais et sont vouées à la chasteté ;
  • le collège des augures, composé de prêtres spécialisés dans l’interprétation des signes envoyés par Jupiter, dieu maître des « signes » ;
  • le collège des fétiaux ou Féciaux, composé de prêtres, principalement chargé dans les relations entre Rome et les autres peuples à ce que la pax deorum ne soit pas brisée ;
  • le collège des frères Arvales, composé de 12 prêtres, spécialisés dans la célébration du culte de Dea Dia, équivalente de la déesse Cérès ;
  • le collège des luperques, constitué des fils des cinq plus anciennes familles aristocratiques, descendantes des fondateurs de Rome.
  • la confrérie des Saliens, voués au culte de Mars.

l’histoire des dieux

Zeus et ses deux frères Poséidon et Hadès se partagèrent l’univers et la répartition se fit par un tirage au sort. Le domaine de la mer échut à Poséidon et l’empire des morts à Hadès. Zeus devint le dieu souverain, le Seigneur du Ciel, le dieu de la pluie, celui qui rassemblait les nuages et maniait à son gré la foudre terrifiante. Son pouvoir éclipsait celui de toutes les autres divinités réunies.Héra était à la fois la femme de Zeus et sa soeur. Elle fut élevée par Océan, le Titan, et la Titanide Téthys. Protectrice du mariage, elle prenait un soin particulier des femmes mariées.

Poséidon régnait sur la mer et il était le frère de Zeus, auquel seul il le cédait en importance. Sur les deux rives de la mer Egée, les Grecs étaient marins; il était donc naturel qu’ils eussent pour le dieu de la mer une vénération très particulière. Poséidon épousa Amphritrite, petite fille d’Océan, le Titan. Souverain de la mer, ce fut lui cependant qui fit don du premier cheval à l’homme.

Hadès était parmi les Olympiens, le troisième frère, auquel le sort attribua le monde souterrain et le royaume des morts. On le nommait aussi Pluton, le dieu des richesses et des métaux précieux enfouis dans la terre. Il quittait rarement son sombre empire pour l’Olympe ou la terre et personne ne l’encourageait à le faire; sans pitié, inexorable mais juste, dieu terrible mais non malfaisant, il n’en était pas moins un visiteur indésirable. Sa femme était Coré ou Perséphone qu’il enleva de la terre pour en faire la Reine des Enfers. Il était le Souverain des Morts mais non la Mort elle-même que les Grecs nommaient Thanatos.

Pallas Athéna était la fille de Zeus et de lui seul. Aucune mère ne la porta. Adulte et tout armée, elle sortit du crâne de Zeus. Elle était la déesse de la Cité, la protectrice de la vie civilisée, de l’agriculture et de l’artisanat. Elle est souvent surnommée la « déesse aux yeux pers » ou encore « aux yeux étincelants ». Elle était la plus importante des trois divinités vierges. Athènes était sa ville d’élection.

Phoibos Appollon fils de Zeus et de Léto, il naquit dans la petite île de Délos. On reconnait en lui « le plus grec de tous les dieux ». Il apparaît en effet comme l’une des plus belles figures de la poésie grecque; il est le musicien qui charme l’Olympe quand il joue de sa lyre dorée, il est le seigneur à l’arc d’argent, le dieu-Archer, le Guérisseur aussi, qui le premier apprit aux hommes l’art de la médecine. Il était surtout le dieu de la Lumière, celui en qui nulle ombre ne demeure – et c’est ainsi qu’il devint le dieu de la Vérité. Jamais un mensonge ne tombe de ses lèvres.

Artémis, soeur jumelle d’Apollon, fille de Zeus et de Léto, elle était une des trois déesses vierges de l’Olympe. Elle était la « Dame des Animaux sauvages », le Grand Veneur des dieux, elle prenait grand soin des nichées et couvées et on l’honorait partout comme la protectrice de la jeunesse. Comme Apollon était le Soleil, Artémis était la Lune et on l’appelait tour à tour Phébé ou Sélénè.

Aphrodite, déesse de l’Amour et de la Beauté, elle séduisait et trompait chacun, tant homme que dieu; déesse du rire, se moquant doucement de ceux que ses ruses avaient conquis, elle était encore la déesse irrésistible qui ôtait l’esprit même aux sage. Dans la plupart des récits, elle est l’épouse d’Héphaïstos, le dieu laid et difforme de la forge.

Hermès Zeus était son père et Maïa, fille d’Atlas, sa mère. Grâce à une statue bien connue, son apparence nous est plus familière que celle de n’importe quel autre dieu. Il était alerte et gracieux dans ses mouvements. Il était le message de Zeus, celui qui « vole, aussi léger que la pensée, pour remplir sa mission ». De tous les dieux, c’était le plus subtil et le plus astucieux. En fait, il était le dieu des voleurs. Ilétait encore le guide solennel des morts, le Héraut divin qui menait les âmes à leur dernière demeure. Aucune autre divinité n’apparaît aussi souvent que lui dans les poèmes mythologiques.

Arès, dieu de la Guerre, fils de Zeus et d’Héra, qui tous deux, nous dit Homère, le détestaient. Arès apparaît rarement dans la mythologie. Dans un récit, il est l’amant d’Aphrodite et dénoncé à la juste indignation des Olympiens par la mari outragé de l’infidèle, Héphaïstos. À l’encontre d’Hermès, Héra ou Apollon, il ne semble pas avoir de personnalité distincte.

Héphaïstos, dieu du Feu, parfois dit fils de Zeus et d’Héra, parfois d’Héra seule, qui l’aurait ainsi mis au monde en représailles de la naissance de la fille de Zeus, Athéna. Seul parmi les immortels, tous d’une beauté parfaite, il était hideux, et difforme par surcroît. L’Odyssée lui donne Aphrodite pour épouse. C’était un dieu affable, amoureux de la paix, populaire tant dans les cieux que sur la terre.

Hestia, était la soeur de Zeus et comme Athéna et Artémis, une déesse vierge. Elle était la déesse du feu – symbole du foyer – devant lequel tout enfant nouveau-né doit être porté avant d’être admis dans la famille. Chaque repas commençait et finissait par une offrance à Hestia. ***       Les dieux des eaux
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Poséidon était le souverain de la Mer et des Eaux Calmes. Les fleuves souterrains faisaient aussi partie de son empire.Océan était le seigneur du fleuve Océan, cours d’eau immense qui encerlait la terre. Il avait pour femme Téthys, Titanide elle aussi; tous deux avaient pour filles les Océanides, nymphes du fleuve Océan ainsi que leur nom l’indique, et pour fils les dieux de tous les fleuves et rivières terrestres.

Pontos, dont le nom signifie Abîme de la Mer, était fils de la Terre, mère universelle, et père de Nérée, une divinité marine bien plus importante que Pontos ne le fut jamais lui-même.

Nérée était appelé le Vieil Homme de la Mer (toujours la Méditerranée), « un dieu doux et loyal qui n’a que des idées justes et bienveillantes et ne ment jamais ». Il avait épousé Doris, fille d’Océan, qui lui donna cinquante filles ravissantes, les Néréides, nymphes de la Mer, dont l’une, Thétis, fut la mère d’Achille. Une autre, Amphitrite, épousa Poséidon.

Triton était le trompette du dieu de la Mer, qu’il annonçait en soufflant dans une conque. Il était le fils de Poséidon et d’Amphitrite.

Protée était dit parfois fils de Poséidon et parfois son serviteur. Il avait un double pouvoir, celui de dévoiler l’avenir et celui de se métamorphoser à volonté.

Les Naïades étaient elles aussi nymphes des Eaux. Elles élisaient domicile dans les sources, les ruisseaux et les fontaines.

***       Le monde souterrain
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Hadès ou Pluton gouvernait l’empire des morts et avait comme épouse Perséphone. Son empire porte son nom.
Le Tartare et l’Érèbe sont parfois données comme deux régions du monde souterrain. Le plus profond,le Tartare, était alors la prison des Fils de la Terre et l’Érèbe le lieu de passage que traversent les ombres dès l’instant où survient la mort. Vigile est le seul poète à fixer avec clarté la géographie des Enfers. Selon lui, on y descend par un sentier qui mène à l’endroit où l’Achéron, fleuve de l’Affliction, se joint au Cocyte, fleuve des Gémissements. Un vieux nocher immortel, Charon, prend dans sa barque les âmes des morts et les transporte sur l’autre rive où s’élève la porte menant au Tartare.Cerbère, gardien de la porte des Enfers, est le chien à trois têtes et à la queue de dragon qui laissait entrer les ombres mais ne leur permettait jamais d’en sortir. Dès leur arrivée, chacune des ombres passait devant trois juges : Rhadamanthe, Eaque et Minos; ceux-ci prononçaient la sentence, envoyant les mauvais à leurs tourments éternels et les justes dans un lieu de délices nommé les Champs-Élysées.
En sus de l’Achéron et du Cocyte, trois autres fleuves séparaient le monde souterrain de la surface de la terre : le Phlégéton, fleuve du feu, le Styx, fleuve des serments irrévocables par lequel juraient les dieux, et enfin le Léthé, fleuve de l’oubli.

Quelque part dans cette vaste région s’élevait le palais de Pluton. Il est pourvu de nombreuses portes et d’innombrables hôtels. Tout autour du palais s’étendent de vastes espaces blafards et froids, et des champs d’asphodèles, fleurs que l’on présume étranges, pâles et fantomatiques.

Les Erynnyes (ou Furies)sont placées par Virgile dans le monde souterrain où elles punissent les coupables. Les poètes grecs, quant à eux, pensaient qu’elles étaient surtout chargées de pourchasser les méchants sur la terre. Elles étaient inexorables mais justes. En général, on en citait trois : Tisiphone, Mégère et Alecto.

Hypnos, le Sommeil, et Thanatos, son frère (la Mort), séjournaient dans le monde souterrain, d’où les rêves, eux aussi, montaient vers les hommes. Ils passaient par deux portes, l’une faite de corne, pour les rêves véridiques, l’autre d’ivoire, pour les rêves mensongers.

***                       Les deux grands dieux de la Terre
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Démeter, déesse du Blé, fille de Cronos et de Rhéa, et le dieu du Vin, Dionysos étaient les divinités suprêmes de la terre. Les autres divinités vivant dans le monde étaient comparativement sans importance.Pan venait en tête. Il était le fils d’Hermès; on le donne pour un dieu joyeux et bruyant; cependant, il était aussi mi- animal, sa tête portait des cornes et des sabots de chèvre lui tenaient lieu de pieds. Il était le dieu des chevriers et des bergers. C’était un musicien merveilleux; sur sa flûte de roseau, il jouait des mélodies plus douces que le chant du rossignol. Il était perpétuellement amoureux de l’une ou l’autre nymphe mais toujours éconduit à cause de laideur.

Silène passait parfois pour fils de Pan, parfois pour son frère et donc fils d’Hermès. C’était un vieillard jovial et corpulent, monté le plus souvent sur un âne, étant trop ivre pour marcher. Il fut le précepteur du dieu du vin et comme le montre sa perpétuelle ivresse, devint son élève assidu après avoir été son maître.

Castor et Pollux étaient encore deux frères fameux et très populaires, que la plupart des récits font vivre et mourir alternativement, passant ainsi chacun six mois dans l’Olympe et six mois sur la terre. Fils de Léda, ces deux divinités étaient avant tout chargées de la protection des marins.

Léda était la femme de Tyndare, roi de Sparte, et la légende la plus répondue veut qu’elle lui ait donné deux enfants mortels, Castor et Clytemnestre, celle-ci femme d’Agamemnon; mais à Zeus, qui l’abusa sous la forme d’un cygne, elle en donna deux autres qui étaient immortels : Pollux et Hélène, l’héroïne de Troie.

Les Silènes étaient des êtres mi-hommes mi-chevaux. Ils marchaient sur deux jambes mais avaient souvent des sabots en guise de pieds, les oreilles et toujours la queue de ce même animal. Aucun récit ne leur est consacré mais on les voit souvent apparaître dans la décoration des vases grecs.

Les Satyres, comme Pan, étaient des hommes-chèvres, et comme lui vivaient dans les lieux sauvages de la terre. Contrastant avec ces divinités laides et inhumaines, les déesses des bois étaient des jeunes femmes aux formes ravissantes : les Oréades, nymphes des montagnes, et les Dryades, nymphes des arbres, parfois aussi nommées Hamadryades lorsque leur destin les liait à celui de leur arbre.

Éole, roi de Vents, vivait lui aussi sur la terre, dans les îles Éoliennes. Précisons que ce dieu restait soumis à Zeus dont il n’était au fond que le vice-roi. Les quatre vents principaux sont : Borée, le roi du nord; Zéphyre le vent d’ouest; Notos, le vent du sud, et enfin le vent d’est, Euros.

Quelques êtres encore, pas plus divins qu’humains, séjournaient sur la terre. Parmi les plus importants,on cite:

Les Centaures, mi-hommes, mi-chevaux; c’étaient surtout des créatures sauvages, plus animales qu’humaines. L’un d’eux cependant, Chiron, était connu partout pour sa bonté et sa sagesse.

Les Gorgones faisaient elles aussi parti du monde terrestre; elles étaient trois et deux d’entre elles étaient immortelles. Elles ressemblaient à des dragons et leur regard changeait les hommes en pierre.

Les Grées étaient les soeurs aînées des Gorgognes, trois vieilles femmes aux cheveux gris et qui n’avaient qu’un seul oeil à elles trois.

Les Sirènes habitaient une île de la mer. Elles avaient des voix mélodieuses et leur chant, en attirant et abusant les marins, les menait à leur perte. On ne savait rien de leur apparence car par un de ceux qui les avaient aperçues n’était jamais revenu.

Très importantes, mais sans résidence bien déterminée divine ou terrestre, étaient les Moires, en latin les Parques, qui, nous dit Hésiode, distribuent aux hommes dès l’instant de leur naissance tout le bonheur et le malheur que la vie leur réserve. Elles étaient trois, Clotho, la fileuse, dont la quenouille déroule le fil de la vie; Lachésis , dispensatrice du Sort, qui assigne à chacun sa destinée; Atropos, l’inflexible, qui tranche sans pitié le fil de la vie.

les dieux latin

ici vous pourer choisir votre dieux dit qui vous vouler etre(tout sauf zeus)

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